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5ème dimanche du temps ordinaire

Guérisons à Capharnaüm

« C’est pour cela que je suis sorti » (Marc 1 , 38)

« Quand pourrai-je me lever ? » La question de Job est celle de l’insomniaque. De celui qui se tourne et retourne en sa couche à nuit durant comme en son cœur saisi d’angoisse. Il espère l’aube et prie : « La nuit n’en finit pas. Souviens-toi, Seigneur : ma vie n’est qu’un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur. » C’est aussi la question de la belle-mère de Pierre, saisie par la fièvre au bord du lac de Galilée. Jésus s’approcha d’elle, la prit par la main et la fit se lever. Et elle le servait. Eglise servante.

Il y eut un soir, il y eut un matin. Jour un du Christ venu partager nos ténèbres. Le soir venu, on lui amenait tous les malades, possédés, etc. Il est là, au milieu de nous. Et le lendemain, « bien avant l’aube, il se leva. Il sortit pour prier. » Il s’enfonce en ce lieu obscur et connu de lui seul, partage notre angoisse et se remet pour nous entre les mains du Père. Il en recueille la vie pour nous la donner.

« Tout le monde te cherche. » Oui, et « c’est bien pour cela que je suis sorti. » Sorti du Père. Venu à nous. Venu à nous pour nous entraîner dans la vie du Père, comme au premier matin. Jaillissement de l’évangile, toujours neuf, chaque jour, de jour en jour, de village en village, jusqu’au Jour du Seigneur, quand tout sera récapitulé en lui. Puissions-nous éprouver la force de résurrection du Christ et la partager : « Partager la faiblesse des plus faibles », se faire tout à tous, comme Paul, pour en gagner quelques-uns à la force du Christ, « Soleil levant venu nous visiter. » Mission de l’Eglise.

Père Olivier Teilhard de Chardin

image Catherine Chion - Prions en Église

Homélie du père Olivier Rolland