Homélie du dimanche 3 Août 2025 - 18ème dimanche - Temps ordinaire — Notre-Dame d'Auteuil

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Homélie du dimanche 3 Août 2025 - 18ème dimanche - Temps ordinaire

 

Homélie du Dimanche 3 Août 2025

Peut-être avez-vous vu ce film avec Tim Carrey, le « Truman Show ». L’intrigue est assez simple. Un bébé est adopté par un chaine de télévision, qui le met en scène pour un reality show. Depuis son enfance jusqu’à l’âge adulte, il est constamment filmé et son environnement est cantonné ; ses relations sont des acteurs, tout est factice. Il vit dans un immense studio délimité par un sorte de serre gigantesque qui contient une ville idéalisée dont il n’est jamais sorti, bien qu’il rêve d’une femme, une actrice du show dont il est tombé amoureux, et des îles Fidji, une destination au-delà de l’horizon à laquelle il aspire. Il rêve d’un horizon plus large. Ce film présente des similarités troublantes avec le livre du Qohélet. Le Qohélet,un sage qui ressemble étrangement au vieux roi Salomon, estime que l’horizon de la condition humaine est comme « sous cloche », marquée par la perspective naturelle du néant, et cette étrange ronde des générations, des désirs et des réalités qui se succèdent et qui entrainent aussi sûrement que les saisons l’âge des hommes dans leur ronde. Qohélet n’est pas athée, mais il met à distance les promesses de vie éternelle pour peser ce que vaut la vie humaine repliée sur elle-même. Qohélet réfléchit non pas comme les hommes qui peuvent s’illusionner, mais selon l’implacable réalité humaine. Chacun de nous sera oublié quelques années après son décès. Quelques souvenirs subsisteront dans la mémoire de mes proches. Peut-être même des annales conserveront nos traces, ou deviendrions-nous un personnage historique, se perpétuant dans des livres ou sur des vidéos postées sur internet. Qohélet résume la vie humaine par son refrain : « Vanité des vanités, tout est vanité »

 

Dans un esprit proche de celui de Qohélet, Jésus souligne l’absurdité de la vie humaine. Elle l’est d’autant plus quand l’homme s’échine à la poursuite de la richesse, qui ne dispense pas de se confronter au néant de la mort. Ik dénonce la fausse sécurité de la thésaurisation et le sentiment de confort que l’accumulation procure l’entassement des richesses. L’évangile traite de manière radicale le sujet de la mort. Vous ne trouverez pratiquement aucune description, sauf dans les Apocalypses de ce qu’est l’au-delà. Pas de porte des enfers, aucun portail du ciel, les pages de la Bible sont curieusement avares de description. Tout ce qui concerne la mort est concentrée sur Dieu lui-même. La « géographie » de l’au-delà des mythologies laisse la place 

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