Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Menu

3ème dimanche de Pâques

C’est bien moi ! Je suis le même !

(Saint Luc 24, 39)

 « Avez-vous quelque chose à manger ? » Le Christ ressuscité n’est pas un esprit, il est le Verbe de Dieu qui s’est fait chair, et c’est dans la chair qu’il est ressuscité, et les disciples témoignent qu’ils ont mangé et bu avec eux : « Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os, et vous constatez que j’en ai. » Pourquoi une telle importance donnée au témoignage du repas ?

« Ainsi était-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait… que la conversion serait proclamée en son nom… » Ayant mangé devant eux un morceau de poisson grillé, il leur ouvrit l’esprit à l’intelligence des Ecritures. C’est un véritable repas, à l’issue duquel il disparaît, puis réapparaît, d’eucharistie en eucharistie, jusqu’à ce qu’il vienne. Amour incarné toujours en cours d’incarnation. Et depuis le Seigneur regarde le monde à travers les plaies de son Fils en son corps qu’est l’Eglise, et fait miséricorde.

« A vous d’en être les témoins. » Témoins de quoi ? De la manifestation charnelle du Ressuscité et la cohérence des Ecritures avec sa vie et notre vie en lui. Le témoignage porte sur la profondeur de la présence du Christ en notre histoire, à Paris comme à Damas. Puissions découvrir à l’usage que le salut donné n’est pas « œuvre magique » mais collaboration à l’œuvre du Christ en sa passion, depuis le fond de l’histoire, lui qui est « l’os de nos os et la chair de notre chair (Cf. Genèse 2,23).

Père Olivier Teilhard de Chardin

 

 

© Photo Gaëtan Évrard Prions en Église