La présence des anges dans la vie de Thérèse a toujours été importante. Non pas qu’ils se soient manifestés à elle - qui ne tenait pas, du reste, à être gratifiée de visions - mais parce qu’ils étaient toujours dans ses pensées et dans ses prières, et qu’elle les utilisait comme messagers mais aussi comme porte-paroles de ses intuitions théologiques quand elle les mettait en scène dans ses récréations pieuse ou ses poèmes. Quant aux mauvais anges ils ont été aussi présents dans sa vie mais elle n’en a pas exagéré l’importance pour elle-même, tout au moins explicitement car il est évident qu’une telle âme toute donnée à Dieu ne pouvait qu’être particulièrement haïe du démon. En revanche elle leur donne souvent la parole dans certaines de ses œuvres à des fins purement théologiques, pour nous aider dans notre propre vie spirituelle.
Avant de voir le rôle des anges dans la vie de Thérèse, il faut nous rappeler ce que sont ces êtres. On en parle beaucoup mais peut-être aussi de manière fantaisiste. Tout d’abord nous avons en commun avec eux d’être des créatures, donc d’avoir été tirés du néant. Et nous sommes, comme eux, doués d’intelligence et de volonté, libres et maîtres de nos actes.
Mais l’ange est un pur esprit, il n’a pas de corps : il n’a donc pas de vie sensitive mais il peut agir sur notre perception sensible et donc se donner à voir sous mode de vision. L’ange n’a pas besoin de se reproduire, il est à lui seul une espèce entière, il est pure qualité, pure mission. L’homme, lui, est "un de corps et d’âme", et, après sa vie terrestre, il retrouve son corps final que l’on appelle le corps glorieux ou le corps de résurrection. Le monde de l’homme se caractérise à la fois par la quantité et par la qualité. Il y a donc une grande différence entre l’ange et l’homme, une différence irréductible. Nier cette différence, ou ne pas vouloir y consentir, c’est se dégrader : c’est un refus d’être ce que Dieu a voulu qu’on soit. D’où l’expression si juste : "qui fait l’ange fait la bête".
Ces précisions sont importantes parce qu’elles permettent de comprendre que les missions de l’ange et de l’homme ne sont pas les mêmes. Du reste, le Fils de Dieu ne s’est pas fait ange pour sauver les hommes. Beaucoup interprètent mal cette parole du Christ : "au ciel vous serez comme des anges". Le comme est important, il signifie une similitude dans le fait qu’au ciel le problème de la génération pour l’homme et la femme n’a plus cours. De ce point de vue nous serons donc comme des anges. Mais du point de vue de la différence homme/femme il en subsistera nécessairement quelque chose. Quand la Sainte Vierge apparaît on la reconnaît toujours sous les traits d’une femme, d’une femme de grande beauté.
Les anges ont été créés en premier et, tout comme l’homme, ils ont eu un choix libre à faire en faveur de Dieu : certains anges ont refusé de passer de leur monde naturel au monde surnaturel par la grâce. Ceux-là ne connaissent donc Dieu qu’en tant que créateur, avec ses attributs classiques d’intelligence, de sagesse, de bonté, etc. mais ils ne connaissent pas Dieu en son intimité trinitaire, ils ne savent pas ce qu’est la charité et encore moins ce qu’est l’homme, créé, lui seul, à l’image de ce Dieu trinitaire. On ressent très bien cela à la lecture de la doctrine spirite inspirée par ces anges déchus : c’est un monde divin, froid et idéologique, d’où la notion de miséricorde et de salut gratuit n’existe pas ; pas plus que n’est présente la Vierge Marie.
Ces anges se sont donc complus dans leur beauté, dans leur excellence naturelle. De surcroît ils n’ont pas voulu accepter de servir les hommes, leurs cadets dans la création.
La première mention qu’elle fait des anges dans l’Histoire d’une âme, se trouve dans le manuscrit A. Elle rapporte un souvenir de sa mère : toute petite Thérèse était tombée de son berceau mais une chaise avait arrêté sa chute. Sa mère écrira :
Thérèse a donc le sentiment, très tôt, d’avoir été protégée, non pas dans cette perspective banale de pouvoir faire ainsi de vieux os sur terre, mais protégée au sens où il fallait que sa mission s’accomplisse et ne soit pas mise à mal par le démon. C’est donc par là que nous commencerons.
Elle avait eu l’intuition que ses manuscrits autobiographiques feraient beaucoup de bien aux âmes et que, pour cette raison, le démon s’y attaquerait. Deux mois avant sa mort elle le dit clairement :
Dans le manuscrit A elle signale le rêve qu’elle fait à l’âge de 4 ans et qui, justement, lui permet de comprendre quelque chose d’important sur le diable et qui doit aussi nous servir :
Notons la mention surprenante des fers à repasser qu’ils avaient aux pieds mais qui n’empêchaient pas leur agilité : il y a toujours quelque chose de grotesque chez le diable, un détail qui cloche et qui révèle d’une certaine manière une incompréhension de l’essence de l’homme, de cette créature qui lui reste obscure tout simplement parce qu’il l’a haïe dès l’origine, nous verrons pourquoi. Le premier enseignement que Thérèse reçoit à l’occasion de ce rêve c’est donc la lâcheté des démons qui fuient devant le regard d’un enfant, c’est-à-dire devant une âme en état de grâce. Elle dira le 10 juillet 1897 : "Les petits enfants, ça ne se damne pas". Et le psalmiste dit encore :
Une personne qui n’est pas en état de grâce, c’est-à-dire qui a des péchés graves sur la conscience, est donc une proie facile pour le démon. L’enfant, lui, est l’image de la petitesse, de l’humilité, cette vertu qui humilie le démon puisqu’il est impuissant face à elle. Ce rêve que le Seigneur a voulu inscrire dans la mémoire de Thérèse – il doit être très rare de se souvenir de rêves faits à l’âge de 4 ans – pointe déjà sur le cœur de la doctrine spirituelle de Thérèse, celle de la petite voie, la voie des humbles, la voie la plus courte pour s’unir à Jésus et entrer au ciel.
Les attaques du démon n’ont pas manqué, en particulier dans les grands moments de souffrence physique et spirituelle de la fin de sa vie :
Le démon est autour de moi, je ne le vois pas, mais je le sens... il me tourmente, il me tient comme avec une main de fer pour m'empêcher de prendre le plus petit soulagement, il augmente mes maux afin que je me désespère... Et je ne puis pas prier ! Je puis seulement regarder la sainte Vierge et dire : Jésus !... Combien elle est nécessaire la prière de Complies : "Délivrez-nous des fantômes de la nuit".
"J'éprouve quelque chose de mystérieux... Jusqu'ici, je souffrais surtout dans le côté droit, mais le bon Dieu m'a demandé si je voulais souffrir pour vous, j'ai répondu aussitôt que je le voulais bien... Au même instant, le côté gauche s'est pris avec une intensité incroyable... Je souffre pour vous et le démon ne veut pas ! (DP à Céline, le 16 août)Le démon augmente ses souffrances pour qu’elle désespère et qu’elle ne puisse plus prier. Il attaque donc la vie théologale : contre l’espérance, il entraîne au désespoir ; contre la foi, il tente de tarir la prière, de la rendre impossible. Mais Thérèse se recentre toujours sur Marie et toute sa prière se résume alors à l’invocation du nom de Jésus, du Sauveur. Elle souligne également l’importance des offices du bréviaire et en particulier des Complies qui, mystérieusement, chasse les fantômes de la nuit et les angoisses. L’une des lectures des complies, le mardi, nous rappelle ceci :
L’action du démon, on le sait, vise à nous séparer de Jésus et de l’Eglise. La troisième vertu théologale qu’il attaque donc c’est la charité. Le sacrement de l’amour par excellence c’est l’eucharistie : le Malin va donc essayer de dissuader le fidèle de communier, par exemple en induisant en lui des scrupules, le sentiment qu’il est trop indigne pour s’approcher du corps eucharistique. Dans une longue lettre adressée à sa cousine Marie Guérin, qui ne s’était pas autorisée à communier à la suite de tentations, Thérèse lui révèle la tactique du diable :
Thérèse n’est pas laxiste pour autant. Elle précise bien qu’il s’agit "d’une âme qui voudrait être toute à Jésus". Ce n’est donc pas quelqu’un qui communierait à la légère ou en état de péché grave. Mais la pointe de ce texte est étonnante. Thérèse voit d’abord la peine de Jésus : c’est lui qui est privé d’un tabernacle précieux, celui du cœur de sa créature. Le regard de Thérèse est toujours christologique. Comme celui du diable, dans un certain sens, car il veut non seulement troubler une âme mais il veut surtout – dans sa rage, précise Thérèse – frustrer le Christ, l’empêcher de déverser son amour dans les cœurs.
Puis Thérèse rassure sa cousine en lui disant, qu’elle aussi, est passée par le martyre des scrupules. La solution c’est de se moquer de ce genre de tentation : alors le démon voit qu’il perd son temps et laisse tranquille. Elle fait ensuite cette recommandation :
L’une des tactiques du Malin consiste donc à nous faire croire que nous avons le temps, en particulier que nous avons le temps de nous convertir. Il nous détourne de cette réalité que l’on s’emploie à dénier de toutes les manières possibles : que notre vie est unique et très courte, et que répondre à l’amour du Christ ne peut attendre. La vie humaine ne se rejoue pas. L’acte de mourir est un acte sans retour. On comprend bien l’intérêt du démon de nous le faire oublier ou de nous faire croire l’inverse.
Enfin Thérèse insistera également sur la grande différence qu’il y a entre les tentations liées à nos faiblesses et celle liées à l’orgueil. En fait le démon nous tourmente toujours avec les premières ce qui a pour effet de masquer les tentations d’orgueil qui, elles, sont très graves ;
La encore la stratégie de l’ange déchu, de l’ange orgueilleux, est d’aveugler les âmes sur leur orgueil car c’est justement l’orgueil qui les conduit à leur perte. La sévérité de Thérèse à propos de ces péchés d’orgueil est sans appel : ils sont sans excuse, dit-elle.
Dans une de ses récréations pieuses, Le triomphe de l’humilité, qui met en scène des carmélites, Saint Michel et différents démons, Thérèse fait chanter au cœur des anges :
Thérèse ne le répètera jamais assez : c’est l’amour-propre, la recherche de soi et différentes formes d’orgueil contre lesquels nous avons à lutter, qui sont au centre de notre combat spirituel. Elle-même a mené cette guerre-là et ne laissait rien passer aux novices dont elle avait la charge. L’humilité et une foi sans faille sont les armes les plus efficaces contre Satan ; l’humilité renvoie chacun à son propre cœur ; la foi sans faille implique une relation intime à l’Eglise qui est garante du dépôt de la foi et, ainsi, de la protection de chacun de ses membres. L’humilité et la foi sans faille sont les attributs spécifiques de la vie mariale. Thérèse ajoute ce dernier couplet au cœur des anges :
On peut donc réciter des chapelets à tour de bras, si on n’a pas l’humilité cela ne sert strictement à rien. Nous n’avons donc pas à être naïfs vis-à-vis du monde des esprits car dans ce monde toutes les lumières ne se valent pas : beaucoup sont allumées par le naufrageur de l’homme qui, le rappelle encore saint Paul, sait aussi se déguiser en ange de lumière (2Co 11,14). Les vrais spirituels le savent bien et ne se laissent pas duper : ils tiennent fermement la main du Christ, humble et doux de cœur.
Nous le disions, Thérèse aimait et respectait beaucoup les anges : ces créatures de Dieu étaient ses frères et elle n’a pas fait que les invoquer pour elle-même, elle leur a donné la parole dans ses poésies, ses prières ou dans ces petites pièces de théâtre qu’elle composait et qui étaient jouées au Carmel lors de différentes fêtes. Les anges à la crèche de Jésus, parmi ces récréations pieuses, en est une relativement importante au plan théologique. Elle a été composée pour Noël 1895.
Il y a six personnages : L'Enfant Jésus et cinq anges qui se penchent sur son berceau : l'Ange de l'Enfant Jésus, l'Ange de la Sainte-Face, l’Ange de la Résurrection, l'Ange de l'Eucharistie, l'Ange du jugement dernier.
L’ange de l’Enfant-Jésus et celui de la Sainte-Face représentent en quelque sorte Thérèse qui, nous le savons, avait pour nom de religieuse Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. Ces cinq anges ne sont pas choisis au hasard, ils renvoient tous à des moments capitaux de la vie humaine. Celui de l’Enfant-Jésus à la naissance, celui de la Sainte-Face à la souffrance et à la mort, celui de l’Eucharistie à la nourriture fondamentale, celui de la résurrection à la nouvelle vie et celui du jugement dernier à l’orientation de notre vie de ressuscité : soit le ciel, soit l’enfer.
Cette petite pièce serait à lire en son entier pour la goûter vraiment mais nous ne reprendrons que quelques éléments clefs qui donnent certaines lumières sur ce monde angélique.
L’ange de l’Enfant-Jésus est saisi de ravissement devant cet enfant :
L’incarnation est donc une lumière pour les anges eux-mêmes : ils en sont inondés. C’est l’Eglise qui leur dévoile ce mystère caché en Dieu depuis des siècles, comme le dit saint Paul dans l’épitre aux Ephésiens (Ep 3,9).
Et cette question : Qui donc comprendra ton amour ? a quelque chose de pathétique non seulement parce qu’elle s’adresse aux hommes mais aussi aux anges et en particulier à Lucifer qui n’a pas compris l’amour de Dieu et son infinie tendresse pour la fragilité, la petitesse. Ce mystère de l’amour de Dieu est si grand que l’ange de l’Enfant-Jésus s’incline devant cet enfant en tremblant. Saint Paul disait du Christ crucifié qu’il était "scandale pour les Juifs et folie pour les païens" (1Co 1,25) mais cette folie s’origine dès l’Incarnation :
Et l’ange commence à remettre en cause son propre bonheur d’habiter les cieux :
Notons le double symbolisme des ailes de l’ange : elles ne sont pas simplement une image de leur parfaite mobilité mais elles ont aussi une fonction protectrice. Quant aux fleurs les plus belles que l’ange sèmera sous les pas de Jésus, il s’agit bien sûr de Thérèse et de tous ceux qui s’offrent à Jésus, qui tournent résolument leur vie vers lui. Cela ne concerne pas que les âmes consacrées.
L’ange de la Sainte-Face vient également contempler l’enfant et entrevoit déjà une autre beauté, celle, justement, de la Sainte-Face. Ces deux anges s’accordent à reconnaître qu’ils voient à travers le visage de cet enfant une lumière inconnue d’eux :
Dans l’esprit de Thérèse c’est la lumière de l’humanité du Christ - humanité récapitulée dans son visage - qui surpasse la splendeur des cieux. Et pourtant la majorité des hommes ne verra rien. C’est ce que l’ange de la Sainte-Face, plus réaliste, annonce :
L’ange voudrait soustraire l’enfant divin aux souffrances à venir, mais il se ressaisit :
Toute cette récréation pieuse s’oriente petit à petit vers le secret de l’ange qui nous déconcerte car nous nous faisons une très haute idée de cet être céleste. Eh bien, le secret de l’ange c’est qu’il envie l’homme et ses souffrances car l’homme, lui, peut mourir par amour, et pour Jésus en particulier. C’est ce que révèle l’ange de la Sainte-Face :
Et l’ange de l’Enfant-Jésus ajoute par ailleurs :
Autrement dit, l’invisible et le visible réunis n’ont pas l’éclat d’une seule larme de Jésus. A l’ange qui regrette de ne pouvoir souffrir, Jésus donne cette réponse étonnante :
Il y a donc un mystérieux échange entre nos souffrances vécues en union au Christ et la lumière angélique. Nous pourrions quasiment conclure que l’accompagnement des âmes est accordé à l’ange qui regrette de ne pas pouvoir souffrir. C’est la forme de compassion qui est propre aux anges. Ils n’ont pas notre nature mais participent ainsi à notre vie, ils en éprouvent quelque chose. C’est ce que le metteur en scène Wim Wenders a très bien montré dans son film Les ailes du désir, un film très beau et inspiré, sur la relation des anges aux hommes.
Et puis nous devons nous souvenir que nos actes interagissent avec le monde angélique. C’est ce que Jésus nous révèle en saint Luc :
La conversion c’est un gage d’humilité car les orgueilleux, eux, affirment qu’ils ne changeront jamais. Dans une poésie dédiée à son ange gardien, Thérèse nous fait comprendre l’importance de notre propre humilité pour l’ange qui nous a été donné. Elle écrit :
Autrement dit, la gloire de l’ange c’est l’humilité de l’homme. N’oublions pas, en effet, que l’ange se définit entièrement par sa mission : elle ne peut se déployer que grâce à l’humilité et à la petitesse de l’homme. Alors chaque fois que nous entrons dans une voie plus humble, quand nous nous détournons de notre amour-propre et de notre volonté propre, notre ange rayonne d’une joie immense : le choix qu’il a fait de servir Dieu en nous accompagnant n’a pas été vain.
Les anges, et plus spécialement les anges gardiens, sont donc doublement dépendants des hommes : d’une part ils sont indéfectiblement à leur service et d’autre part leur joie, leur bonheur peut s’accroître considérablement si nous le voulons bien. On comprend alors l’un des aspects de la révolte de certains anges, de ceux qui n’ont pas voulu être assujettis à cette double dépendance, à cette vie erratique de l’homme, de cet être fluctuant, sans intelligence et lent à croire. De cette créature qui était, en fait, tout le contraire d’eux-mêmes.
Thérèse revient par ailleurs et de très nombreuses fois sur le rôle et la mission des anges, mais ce sont là des choses beaucoup plus classiques. Elle nous rappelle ainsi que l’ange est :
- consolateur du Christ, en particulier à Gethsémani (PN 24), mais aussi consolateur des hommes :
Pour conclure, à la lumière des enseignements de Thérèse, nous pourrions mettre l’accent sur ce qu’elle a perçu en propre du monde des anges fidèles : qu'ils envient l’homme, dans le bon sens du terme, qui est celui d’une admiration. Ils l’envient parce que la seconde personne de la Trinité a voulu être l’un d’eux pour les sauver. Ils l’envient parce que les hommes peuvent offrir leur vie par amour et peuvent ainsi participer à l’action rédemptrice du Sauveur. Ils l’envient encore parce que l’homme est le seul à connaître, jusqu’au plus intime de sa chair, ce qu’est la miséricorde du Seigneur : eux ne l’ont pas connue. L’acte de foi, d’espérance et de charité qu’ils ont eu à poser pour pouvoir participer à la vie trinitaire a été posé si lucidement qu’il a été irrévocable.
Quant aux anges mauvais, Thérèse nous en redit la nocivité et leurs désirs homicides. C’est être un adulte dans la foi que d’en prendre conscience et de se dire que l’homme est vraiment un être faible et fragile, et que l’humilité et une foi sans faille sont ses seules protections car elles le maintiennent unies au Christ et à son Eglise.